Fonctions et personnages

Des statues de fonctionnaires, prêtres ou nobles contribuent à compléter la vision d’une partie de la société pharaonique dans toute sa complexité et variété.

L’Egypte représentait un des modèles d’Etat les plus anciens de l’humanité. Centralisé sur la figure du pharaon, son fonctionnement était basé sur une stricte division des fonctions de base (administrative, religieuse et militaire), et sur l’existence d’un grand nombre de postes très hiérarchisés.
Le vizir, ou premier ministre, devait veiller à ce que la volonté du roi soit respectée sur tout le territoire égyptien. Les superviseurs du roi, les nomarques (ou gouverneurs de province), et les prêtres et militaires de rang élevé, avaient également un grand pouvoir et une grande influence.
D’authentiques armées de fonctionnaires ou scribes constituaient la partie principale de l’appareil bureaucratique de l’Etat. Les artisans, paysans et soldats, sous l’organisation et les ordres directs de leurs administrateurs, étaient chargés de fabriquer, maintenir et protéger l’essence de la civilisation.

Cartonnage appartenant à la Dame de la Maison Djed-Montu-iues-ankh (Montu a dit: qu’elle vive), épouse de Pamiu (le chat). Troisième période intermédiaire, XXIIe Dynastie (945-715 av. J-C).

Depuis le Moyen Empire, le titre de Dame de la Maison est un des titres les plus fréquents pour se référer aux femmes de l’élite. Dans les maisons nobles, la Dame de la Maison était responsable de la plupart des activités domestiques, comme la fabrication du pain et de la bière, la cuisine, le textile, l’emmagasinage du grain, le soin des animaux et la production artisanale. De nombreuses divinités protectrices figurent sur son cartonnage, ainsi que les textes hiéroglyphiques qui énoncent une demande caractéristique d’offrandes, et mentionnent son nom et celui de son époux.

Statue d’un personnage noble. Ancien Empire, VIe Dynastie (2323-2150 av. J.-C).

Ces œuvres, de grande qualité technique, se trouvaient dans les tombes pour représenter matériellement leur propriétaire. Elles pouvaient être isolées ou faire partie de scènes de la vie quotidienne, supervisant normalement différentes tâches.

Statue du Surveillant de la Salle et Inspecteur des Jardins d’Amon, dénommé Amenhotep. Pierre sablonneuse. XVIIIe Dynastie (1550-1307 av. J.-C).

Le personnage, agenouillé, soutient une stèle avec un hymne s’adressant à Re-Haractes. Derrière-lui, il y a une autre stèle avec un hymne adressé à Osiris et à Amon. Ce type de statues se trouvait à l’intérieur d’une niche percée au-dessus de la porte des tombes privées thébaines.

Statue-cube d’Huy. Pierre calcaire. XIXe Dynastie (1307-1196 av. J.-C).

Belle représentation complète d’Huy, dont on méconnaît les titres dans le cas où il en aurait eu. Il s’agit d’une pièce très émouvante. En effet, les textes hiéroglyphiques stipulent  avec cette phrase expressive '…de son fils, qui fait vivre son nom…', dédiée par un fils (le scribe Huy) à son défunt père. Le nom d’un autre fils apparaît également sur la base, celui du scribe Iny.

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